mercredi 30 novembre 2016

L'aubade est un homme



                                           

                      Une posture glanée sur les rythmes.
                      Je remonte le temps quand tu discernes les actes,
                      l'étourdissement de la vitesse nous nargue.


                                           
                                   

lundi 28 novembre 2016

Telle est ta destinée

L'artiste du Destin, les yeux fermés, a peint avec ses mains la lourde porte du Lendemain. Porte fermée, cadenassée.


⦁ ⚫ ⦁


Toi seule en détient la clef.


dimanche 27 novembre 2016

La perspective de cire




       Subtiliser le dilemme d'amour de la couverture de verre,
       malaxer l'odeur de camphre perçante née par les frictions des cieux.
       Un monologue intérieur est contrasté au paysage-fort.
       Un prisme parmi les libres,
       _ mimes inhérents aux déclarations.
       Te souviens-tu encore des résines nourries des lumières saturées,
       ces incarnations dépolies de ton imaginaire ?




vendredi 25 novembre 2016

This Bitter World


1973. Accords de paix à Paris. L'U.S. Army se retire du Vietnam.
Nous refaisons le monde, en 43 secondes.

Loin

Une ligne qui se dessine au-delà de l'Horizon. Une ligne initiatique presque invisible, parallèle à l'Horizon, en apparence, mais en apparence seulement. Une ligne non rectiligne. Une piste chaotique tracée d'une main hésitante au départ, mais au départ seulement. Une trace. Des empreintes. D'autres empreintes pour un autre chemin où se lisent de nouvelles traces qui dessinent une autre ligne non rectiligne, une piste qui va bien plus loin. Où ? Personne ne peut le dire, car personne n'en sait rien. Une ligne sans fin sur laquelle nous nous sommes rejoints pour aller plus loin, encore plus loin, plus loin encore...

samedi 19 novembre 2016

Les chevaux blancs



                        J'ose le détour, j'accrocherai encore la mouvance.
                        Baie muée d'orient ou le murmure prégnant des chevaux.
                        Le vent mugit pour rappeler les signes.

                                   

mercredi 16 novembre 2016

Novembre ne dit pas

Elle : Le temps est trop court.
Lui : Alors, regardons du côté de la durée.

dimanche 13 novembre 2016

La veille de l'éventail




      Le bleu-vert est limpide.
      Je parle des teintes nouvelles.
      Imagine un corps unique comme les vertèbres du mot,
      une articulation infinie par nos mouvements.
      Du dedans, la forme brute que nous nous sommes donnée,
      _ je l'ai serrée sans connaitre, tu l'as greffée d'un éclat inconnu.
      Imagine la plus belle étreinte des distances soupirs,
      devenue la gemme effilée depuis l'étroit,
      depuis le premier abandon.
      Les veines bleues sont toujours là __, c'est le paradoxe rencontré.
      La force du temps se meut sensiblement par des broderies invisibles,
      bruissante comme un large éventail sur la bordure du quai.
      Un signe se déploie, les bras ouverts en eau-forte.


jeudi 10 novembre 2016

L'attente

Attendre ce qui ne viendra pas, puisque c'est déjà là. Attendre que s'en aille ce qui ne partira pas, puisqu’il n'y a pas d'ailleurs vers où aller. Attendre les bras croisés, assis au bord du précipice, les deux jambes ballantes dans l'impossible attente. Attendre que le vent froid se lève, que son souffle ouvre les lèvres du rêve. Attendre que le rêve se mette à parler de l'attente infinie et de ce qui ne viendra pas, d'un ailleurs qui n'existe en aucun lieu, en nul endroit autre que celui où tu te tiens, ici, debout, les yeux fermés. Le départ a déjà posé le pied sur la ligne d'arrivée. Au loin, la montagne est toujours à sa place. La montagne ne bouge jamais.

dimanche 6 novembre 2016

Élégie



            Dans les pavés fissurés, les figures candides calfeutrent l'illusion.
            Tu écoutes la marche de mon récit, tu te rends au souvenir.
            Ce qui affleure, est l'épure de notre perception.


                                                

samedi 5 novembre 2016

For intérieur



                         Dessin des mots courts, à la place
                         _ des caractères insaisissables.
                         Comme un feu sur le toit des mansardes,
                         prenant tout
                         sur son épaule granite.
                        


                        
                                         

vendredi 4 novembre 2016

mardi 1 novembre 2016

Au travers de la fenêtre ...

Au travers des larges vitres poussiéreuses du “bow-window”, il perçoit le ciel voilé d'une fine couche nuageuse, un ciel laiteux, presque blanc. Le vent du Sud inconstant penche, par légères rafales, les branchages et les feuillages en direction du Nord. Parfois, un rayon de soleil, qui ne durera que quelques secondes, illumine le parc.